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24/8/2008 -

Myst�res du monde ...

 

Cette article est une partie de la rubrique Mystères du monde du site web officiel www.existence0.com

Homme-papillon


L'homme-papillon (ou homme-phal�ne)est une cr�ature ail�e myst�rieuse qui aurait �t� observ�e dansplusieurs pays, notamment � Point Pleasant dans l'�tat de laVirginie-Occidentale, aux �tats-Unis, en 1966. Connue en Am�rique duNord sous le nom de Mothman, cette cr�ature mythique,photographi�e � quelques reprises, semble appara�tre durant lesderniers instants pr�c�dant une catastrophe. .

Histoire

Le concept de l�homme-phal�ne est n� de t�moignages en 1966 en Virginieoccidentale : des personnes pr�tendent avoir vu une cr�ature humano�deail�e aux yeux rouges flamboyants. Plusieurs observations se seraientsucc�d� jusqu�au 15 d�cembre 1967, qui voit l�effondrement du SilverBridge de Point Pleasant dans lequel 36 personnes trouvent la mort. Lesapparitions se rar�fient apr�s l��v�nement. Dans les ann�es 70,l�ufologue John Keel rassemble les t�moignages dans un livre intitul� The Mothman Prophecies ( La Proph�tie des ombres)et propose que l�homme-phal�ne est une cr�ature d�un autre monde dontla fonction serait d�avertir d�une catastrophe imminente. D�autresauteurs comme Jeff Wamsley et Andy Covin reprennent le th�me, qui prendune dimension universelle : l'homme-phal�ne est identifi� � denombreuses entit�s d�aspect similaire, tels que les garudas asiatiquesou les oiseaux-tonnerre am�rindiens, et ses apparitions sontconsid�r�es comme une des formes d�un ph�nom�ne mondial compre

nantles apparitions mariales et les OVNIs. Selon eux, cette cr�ature a �t�observ�e et d�crite de fa�on identique dans de nombreux pays, notammenten Chine, en ex-URSS, au Chili, en G�orgie, et dans de nombreusesr�gions du Moyen-Orient. La multiplicit� de ces signalements, dont lespremiers rapport�s remontent au d�but du XIXe si�cle, conjugu�e � desdescriptions �tonnamment similaires, complique les analyses deschercheurs.

Observations

Point Pleasant, novembre 1966 - d�cembre 1967

L'une des plus incroyables apparitions document�es de l'homme-phal�neremonte au 12 novembre 1966. Ce soir-l�, cinq hommes pr�paraient unetombe dans un petit cimeti�re pr�s de Clendenin en Virginie-Occidentale(�tats-Unis), lorsque ce qu'ils d�crivirent comme une � forme humainebrun�tre avec des ailes ï¿½ prit son envol depuis un bosquet � proximit�des lieux et passa au-dessus de leurs t�tes. Toutefois, cetteapparition ne fut pas tout de suite rendue publique ; elle ne futreprise que trois jours plus tard par les m�dias am�ricains.

Cet �v�nement allait �tre suivi de nombreux autres, toujours localis�sdans la r�gion. Tard dans la nuit du 15 novembre, deux jeunes couplesmari�s de Point Pleasant, Roger et Linda Scarberry ainsi que Steve etMary Mallette, sortirent se promener en voiture. Ils pass�rent devantune usine de fabrication de TNT (datant de la Seconde Guerre mondiale)� environ 11 kilom�tres � l'ext�rieur de Point Pleasant (� 10kilom�tres de McClintic Wildlife Station), lorsqu'ils aper�urent deux�tranges lueurs rouges dans l'obscurit�, � c�t� d'un vieux r�servoirproche de la cl�ture de l'usine. Ils s'arr�t�rent et furentimpressionn�s de voir qu'il s'agissait d'yeux brillants provenantmanifestement d'un gros animal, � de forme humaine, mais plus gros,peut-�tre six et demi ou sept pieds de hauteur (2m10 environ) ; avec degrosses ailes rabattues sur le dos ï¿½, selon Roger Scarberry. Terrifi�s,les deux couples prirent la fuite en direction de la Route 62. Enprenant la sortie, ils virent encore la cr�ature, qui se tenait sur lebas-c�t� de la route. Elle �carta ses ailes et s'envola, en prenant enchasse l'automobile. Les t�moins affirm�rent avoir tent� de prendre devitesse la � chose ï¿½ en roulant jusqu'� la vitesse de 100 miles parheure (environ 160 km/h), mais sans succ�s : la cr�ature les suivaittoujours de pr�s et � ne battait presque pas des ailes ï¿½, selon leurt�moignage. Lorsqu'ils approch�rent de la ville, la cr�ature disparut.Ils se rendirent alors au palais de justice du Comt� de Mason etracont�rent leur histoire au d�put� Millard Halstead, qui, questionn�plus tard, aurait d�clar� : � Je connais ces enfants depuis longtemps.Ils n'ont jamais eu de probl�me avec la justice et ils �taient vraimentapeur�s cette nuit-l�. Je les ai pris au s�rieux ï¿½. Il se rendit surles lieux de l'observation, mais ne trouva aucune trace de l'�trangecr�ature.


La nuit suivante, le 16 novembre, les citadins locaux, arm�s,organis�rent une battue dans la zone environnante de l'usine de TNTpour tenter de d�nicher la cr�ature. M. et Mme Raymond Wamsley, ainsique Mme Marcella Bennett et sa fille cadette Teena partaient en voiturerendre visite � des amis, M. et Mme Ralph Thomas, qui vivaient dans unbungalow parmi les "igloos" (structures en forme de d�me �rig�es pourle stockage d'explosifs pendant la Seconde Guerre mondiale) pr�s del'usine de TNT. Les igloos n'�taient pas vides, quelques-unsappartenaient au comt�, d'autres � des entreprises qui s'en servaientcomme espace de stockage. Aussit�t sortis de la voiture, ils virent unefigure appara�tre derri�re l'automobile en stationnement. C'est � cetendroit qu'eut lieu la deuxi�me observation de l'homme phal�ne. MmeBennett d�clara plus tard que c'�tait comme si cette "chose" serelevait lentement du sol, large et grise, avec des yeux rougeoyants.Pendant que Wamsley t�l�phonait � la police, la cr�ature avan�a sous leporche de la maison et les d�visagea au travers de la fen�tre.

Le 24 novembre, quatre personnes virent la cr�ature voler au-dessus dela zone de l'usine TNT. Le matin du 25 novembre, Thomas Ury, quiconduisait sur la Route 62 au nord de l'usine, dit avoir vu la cr�aturese tenir dans le champ pr�s de la route, ouvrir ses ailes et d�coller,en suivant son automobile alors qu'il filait vers Point Pleasant pourrelater l'�v�nement au sh�rif.

Le 26 novembre, Mme Ruth Foster de Charleston Virginie-Occidentale,banlieue de St. Albans, dit avoir vu ce qu'on appelait d�j� le mothman(homme-phal�ne) se tenir sur sa pelouse, mais il n'�tait plus l�lorsque son beau-fr�re v�rifia. Le matin du 27 novembre, la cr�aturepoursuivit une jeune femme pr�s de Mason, Virginie-Occidentale, ce quifut rapport� de nouveau � St. Albans la m�me nuit par deux enfants.

L'homme-phal�ne fut aper�u une autre fois le 11 janvier 1967, et encore� plusieurs reprises dans l'ann�e. Il faut cependant consid�rer avecprudence les derniers t�moignages, du fait de l'influence des premi�resobservations sur la population: dans une atmosph�re am�ricaine prise defi�vre de l'irrationnel, et particuli�rement pour la vieextra-terrestre, les derniers cas survenus � Point Pleasant semblentpeu fiables.

Le 15d�cembre 1967, l'autoroute 35 reliant Point Pleasant, (Virginie) etKanauga, (Ohio) proche du lieu des apparations, s'effondre dans larivi�re Ohio, tuant 36 personnes, dont Marvin Wamsley.

Pour les observateurs, l'effondrement du pont semble �tre en lien�troit avec les apparitions de l'homme-phal�ne : une des premi�resth�ories avanc�es suppose que la cr�ature jouait, par ses apparitionssuccessives � proximit� du lieu de la catastrophe, le r�led'annonciatrice de l'imminence du drame.

Un livre de John A. Keel et un film de Mark Pellington (avec RichardGere, Laura Linney, Will Patton�) traite des �v�nements de PointPleasant : La Proph�tie des Ombres (The Mothman Prophecies).


New York, 11 septembre 2001

Le jour de l'effondrement du World Trade Center � New York est marqu�par des t�moignages rapportant la pr�sence de l'homme-phal�ne �proximit� des lieux du drame. Une �tonnante photo de la cr�ature a m�me�t� prise par le photographe Steven Moran, qui couvrait un tournage dela cha�ne WTC et prenait � cet instant sur Greenwich Street des clich�sdes op�rations de secours suite aux attentats. Les experts n'ont pu �ce jour confirmer ou infirmer l'authenticit� du clich�.


Analyse

La plus grande collection d'informations relev�es sur l'homme-phal�nese trouve dans un livre de John Keel �crit en 1975, The MothmanProphecies, dans lequel il couche sur papier la chronologie desapparitions ainsi que d'autres �v�nements qu'il consid�re commeparapsychologiques, tous advenus dans la r�gion � la m�me p�riode. Ilscomprennent des observations d'OVNI, des rencontres avec des hommes ennoir, des poltergeist, et le 15 d�cembre 1967, l'effondrement du SilverBridge dans la rivi�re Ohio. Le film la Proph�tie des ombres (2002) estune adaptation du livre de Keel. Loren Coleman, auteur d'articles surl'"�tranget� ail�e" et d'un livre paru en 1978, Creatures of the Outer Edge, publie Mothman and Other Curious Encounters, qui rassemble les d�tails sur des enqu�tes cryptozoologiques et tente une interpr�tation d�monologique.

Quelques explications fournies � propos du cas de Jack Talons-�-Ressort (Spring-Heeled Jack)qui apparut pendant l'�re victorienne en Angleterre, � savoir que lacr�ature serait un oiseau de grande taille, pourrait �tre appliqu�es �l'homme-phal�ne :

Selon le magazine Skeptical Inquirer de mars-avril

Cr�ne de cristal





Un cr�ne de cristalest une repr�sentation en cristal de roche d'un cr�ne humain. Lapopularit� de ce type d�artefact d�bute au XIXe si�cle parmi lesamateurs d'antiquit�s m�soam�ricaines pr�colombiennes. Consid�r�s commerepr�sentatifs des cultures azt�que et maya, les exemplaires les plusprestigieux sont le � cr�ne de Paris ï¿½ (aujourd'hui au Mus�e du quaiBranly) et le � cr�ne de Londres ï¿½ (British Museum), qui ont faitl�objet de nombreux articles et dont le pr�t aura souvent �t�sollicit�. Par ailleurs, ces objets ont attir� d�s le d�but duXXe si�cle les amateurs d'�sot�risme, qui leur pr�taient une originesurnaturelle, ainsi que des pouvoirs de gu�rison physique etspirituelle. Le plus remarquable �tait, pour eux, celui quel�explorateur F.A. Mitchell Hedges pr�tendait avoir d�couvert dans lesann�es 1920 � Belize.

Les fouilles du XXe si�cle ne confirment pas la place suppos�e du cr�nede cristal dans les cultures pr�colombiennes. Dans les ann�es 1990, lespi�ces des collections publiques font l�objet d�expertises dont lesr�sultats semblent indiquer qu�il s�agirait de cr�ations tardives duXIXe si�cle, ou tout au moins de l��poque coloniale pour les plusanciennes. N�anmoins, les cr�nes de cristal gardent leur pouvoir defascination. Malgr� la remise en question de leur authenticit�, ceux deParis et de Londres ont retrouv� leur place dans les expositions et lemonde New Age croit toujours en leur pouvoir.

Le cr�ne de cristal de F.A. Mitchell-Hedges

Le cr�ne de cristal le plus connu des amateurs d'�sot�risme est celuide l'explorateur britannique Frederick Albert Mitchell-Hedges(1882-1959), d�couvert selon ses dires par sa fille adoptive, AnnaMitchell-Hedges, en 1924 dans les ruines d'un temple de la cit� maya deLubaantun au Belize. Elle est autoris�e � participer aux fouillesarch�ologiques � l'occasion de l'anniversaire de ses 17 ans et d�couvrele cr�ne au cours de son travail, ce qui a fait dire � certains qu'ils'agissait d'un cadeau pr�par� � l'avance et non d'une d�couvertefortuite. D'autres disent avoir la preuve que le cr�ne en question a�t� achet� lors d'une vente aux ench�res chez Sotheby's en 1943, pour400 livres.

L'objetest soumis � l'�tude d'un restaurateur d'art, Frank Dorland, qui ditavoir effectu� ses exp�riences dans les laboratoires deHewlett-Packard. Il conclut qu'il se trouve en face d'une � anomalie ï¿½,si l'on tient compte des limitations techniques des civilisationspr�colombiennes: il aurait fallu plusieurs centaines d'ann�es detravail continu pour obtenir ce r�sultat avec les outils dontdisposaient les Mayas. Toutefois, l'�tude a �t� commandit�e par F.A.Mitchell-Hedges lui-m�me et les r�sultats ne sont pas revendiqu�s parle laboratoire. Malgr� la qualit� reconnue des sp�cialistes impliqu�s,les sceptiques mettent donc en doute l'objectivit� et la rigueur del'analyse. Par ailleurs, Mitchell Hedges est aux yeux de beaucoup deses contemporains un personnage romanesque � la r�putation sulfureused'aventurier ayant tendance � enjoliver la r�alit�.


Autres cr�nes de cristal c�l�bres

  • Collections publiques
    • Le cr�ne dit � de Paris ï¿½, pr�sent� autrefois au Mus�e de l'Homme duPalais de Chaillot, Trocad�ro, et d�sormais dans les collections duMus�e du quai Branly, est en quartz limpide d'une grande puret�, commele cr�ne de Mitchell-Hedges. Il mesure 11 cm de haut et p�se presque2,8 kg ; sa m�choire n'est pas s�par�e du reste du cr�ne. Il a laparticularit� d'�tre travers� de haut en bas par un orifice de formebi-conique, indication qu'il a �t� fait � la main. Offert parl�explorateur Alphonse Pinart en 1878, il fut le premier � entrer dansun mus�e. Selon Jacques L�vine, conservateur de la collectionam�ricaine du Mus�e de l'Homme, il a longtemps �t� consid�r� comme unchef-d��uvre azt�que repr�sentant Mictecacihuatl, divinit� de la mort.Il est d�sormais rang� parmi les imitations fabriqu�es au XIXe si�cleen Allemagne � partir de quartz br�silien, fournies par l�antiquaireEug�ne Boban de qui A. Pinart tenait une partie de sa collection.N�anmoins, selon le British Museum, il est possible que certains cr�nesperfor�s aient �t� fabriqu�s au Mexique � l��re coloniale pour servirde base � des croix catholiques.
    • Le cr�ne dit � de Londres ï¿½ est conserv� au British Museum. Il n'estpas translucide mais opaque. Il est consid�r� depuis la fin des ann�es1990 comme l�une des imitations venues de E. Boban, qui l�avait toutd�abord propos� sans succ�s � la Smithsonian Institution. Il futfinalement acquis par Tiffany's, New York, � qui le mus�e le racheta en1898 pour l�exposer comme artefact pr�colombien.
    • Le cr�ne de la Smithsonian Institution � Washington est le plus grand(25,5 cm sur 22,5 cm) et le plus lourd ( 14 kg). Il n'est pastransparent, mais translucide et trouble. Il n'a pas la m�choires�par�e du cr�ne, mais il est creux avec des orbites vides � la fa�ond�un vrai fossile. Donn� en 1990 par une personne disant en avoir faitl�acquisition dans les ann�es 1960 au Mexique, il a tout d�abord �t�mis de c�t� en attendant le r�sultat d�une expertise. Celle-ci a rendupublics pour la premi�re fois en 1992 les doutes portant surl�authenticit� des grands cr�nes de cristal.
  • Collections priv�es ; propri�t� de pratiquants New Age ou degu�risseurs, leur provenance suppos�e n�a fait l�objet d�aucunev�rification officielle :
    • Cr�ne d�tenu par Nick Nocerino (d�c�d� en 2004), d�couvert par lui-m�medans un temple mexicain de l'�tat du Guerrero. Inspir� par un shaman,il l�a surnomm� Sha-Na-Ra.
    • Cr�ne de cristal offert � Joann Parks par Norbu Chen, gu�risseur tib�tain ; il est surnomm� Max ou cr�ne du Texas.


Remise en question de l'anciennet� des cr�nes de cristal

Eug�ne Boban, fournisseur des cr�nes de Paris et Londres

Les analyses r�centes commandit�es par les mus�es remettent en questionl'origine am�rindienne des cr�nes de cristal. La premi�re fut effectu�een 1992 par la Smithsonian Institution � l�occasion de l�expertise d�uncr�ne propos� par un collectionneur. Le doute planait d�j�, lesfouilles effectu�es au XXe si�cle en M�soam�rique n�ayant jamais mis aujour de tels objets. Par ailleurs, des traces d�usage d'instrumentrotatif avaient �t� remarqu�es sur la surface du cr�ne de Londres d�s1950.

Jane MacLarenWalsh, chercheuse de la SI, proposa en conclusion que les cr�nes lesplus anciens comme ceux de Londres et Paris �taient des faux fabriqu�sprobablement en Allemagne entre 1867 et 1886 � partir de cristalbr�silien. Ils proviennent tous de la m�me source : Eug�ne BobanDuverg�. Cet antiquaire fran�ais install� tout d�abord au Mexique avaitgagn� la r�putation de sp�cialiste en mati�re d�antiquit�s am�ricaineset a fourni une grande partie des pi�ces acquises au XIXe si�cle parles mus�es fran�ais, dont le Mus�e de l�Homme. Si la grande majorit� deses collections sont d'authentiques antiquit�s, des imitations se sontgliss�es dans le lot. Ainsi, en 1886, il quitte le Mexique pourNew-York, le mus�e de Mexico ayant refus� � grand fracas un cr�ne decristal consid�r� comme faux.

Le cr�ne de Londres a b�n�fici� d'une premi�re analyse en 1996, puisd�une plus pouss�e en 2004, qui tendrait � prouver qu'il s'agit d'unfaux m�me si les conclusions d�finitives n'ont pas encore �t� renduespubliques. Des observations au microscope �lectronique ont permis ded�tecter sur la surface du cr�ne des marques droites et parfaitementespac�es, qui apportent la preuve de l'utilisation d'une roue depolissage moderne. Un polissage manuel aurait conduit � la formation deminuscules traces r�parties al�atoirement.

Pour les sceptiques, les cr�nes de cristal sont donc probablement desobjets r�cents et leurs caract�ristiques n'ont rien de myst�rieux sil'on admet qu'ils ont �t� r�alis�s avec des instruments modernes. Dansl'impossibilit� de dater des objets en quartz et tant que l'un d'euxn'aura pas �t� mis au jour dans le cadre de fouilles arch�ologiquesmodernes, il est impossible de conclure de fa�on irr�futable � leuranciennet�.


�sot�risme et l�gende

Selon les amateurs d'�sot�risme, dont la mouvance new age, les cr�nesde cristal ont une origine et des pouvoirs surnaturels, comme celui degu�rir ou de r�fl�chir la lumi�re en la projetant par les orbites.Mitchell-Hedges avait entour� son cr�ne, qu�il avait surnomm� � cr�nedu destin funeste ï¿½ (Skull of Doom), d�une aura un peumal�fique en pr�tendant que les pr�tres mayas l�utilisaient pour desop�rations de magie noire, mais les adeptes du new age lesconsid�rent g�n�ralement comme des objets positifs. Ils reprennent �leur compte des �l�ments du folklore m�soam�ricain, comme la l�gendedes cr�nes qui enrichissent ou celle des cr�nes chantants, ainsi qu'unel�gende d�esprit nationaliste datant, selon l�am�ricaniste F. Gendron,du XIXe si�cle : il existerait au Mexique douze cr�nes de cristalcach�s lors de la conqu�te espagnole ; quand ils seront r�unis,l�empire azt�que se reconstituera.

Selon les amateurs d'�sot�risme modernes, il y aurait un treizi�mecr�ne - le cr�ne chantant - qui doit �tre plac� au centre d�un cercleconstitu� par les douze autres. Ces objets, transmis aux ancienspeuples par des extraterrestres ou des Atlantes, seront rassembl�slorsque l�Humanit� sera pr�te et lui r�v�leront sa mission et sonavenir. On dit parfois que les douze cr�nes sont f�minins et letreizi�me masculin.

Certaines structures se proposent de rassembler les aficionados des cr�nes, comme la Crystal Skulls Society International fond�e en 1945 et bas�e en Californie, ou le World Mystery Research Centerfond� en 2001 et bas� aux �tats-Unis et en Hollande. L�int�r�t pour lescr�nes de cristal est li� � la lithoth�rapie, et de mani�re g�n�raleaux pseudosciences. Les adeptes encouragent les exp�riences visant �prouver les propri�t�s physiques extraordinaires des cr�nes et�tablissent des parall�les entre ces objets et la science moderne :selon certains, les cr�nes de quartz seraient des sortes d�ordinateurscontenant une infinit� d�informations. Les adeptes ne s�int�ressent passeulement aux treize cr�nes mythiques ou aux cr�nes anciens, maisconsid�rent que des mod�les de fabrication moderne peuvent aussi �tred�tenteurs de pouvoirs ; comme tous les objets en quartz, leurpuissance d�pend aussi de la qualit� de la mati�re. Il existe ainsi uncommerce de cr�nes anciens ou r�cents, entretenu par des expositions etsites vantant leur pouvoir gu�risseur.

Une vieille l�gende d'Am�rique du sud soutiendrait que la fin du mondeaura lieu en 2012. Pour que la Terre soit sauv�e et pour le salut del'esp�ce humaine, selon cette l�gende, les 13 cr�nes doivent �tre r�unis.

Le myst�re du Triangle des Bermudes


3 points (Miami, Porto Rico et l��le des Bermudes) formant un vastetriangle dans l�oc�an Atlantique. Dans ce triangle, depuis plus d'unsi�cle, de nombreuses disparitions inexpliqu�es d�avions et de navires,souvent caract�ris�es par leur soudainet� et l�absence d��pave. Partantde ce constat ind�niable, de nombreux scientifiques et journalistes ontenqu�t� sur les causes de ces disparitions, sans jamais trouverd�explications fiables.

Le Triangle des Bermudesest le secteur le plus myst�rieux de notre plan�te pour l�a�ronautiqueet la marine. De nombreux mythes et l�gendes accompagnent des th�oriesplus pragmatiques et des t�moignages myst�rieux.

Sur triangle-bermudes.com,vous trouverez les r�cits complets des disparitions les plusmyst�rieuses, les mythes et l�gendes du triangle des Bermudes, dest�moignages de personnes ayant �t� confront�es � d��tranges ph�nom�nesdans ce secteur et l�ensemble des th�ories formul�es pour tenter depercer le myst�re.

G�ographie
du Triangle des Bermudes

L�appellation "Triangle des Bermudes" revient au journaliste Vincent Gaddis dans un article du magazine Argosy en 1964 : "The Deadly Bermuda Triangle".Il d�crit une zone coinc�e entre les �les des Bermudes, la Floride(Etats-Unis) et Porto-Rico, dans laquelle des disparitions inexpliqu�esd'avions et de navires surviennent. Situ� dans l�oc�an Atlantique, sousle tropique du Cancer, sa superficie atteint 120 millions d�hectare.

Cette situation tropicale combin�e � des eaux chauff�es par le GulfStream (courant marin chaud traversant le triangle des Bermudes) estpropice � l�apparition r�guli�re de violentes temp�tes, qui setransforment parfois en ouragans. Ces conditions m�t�orologiqueschaotiques sont souvent impr�visibles.



Maisce n�est pas tout. La topographie des fonds marins dans le triangle est�galement particuli�re. Des bancs tr�s �tendus o� les eaux sont peuprofondes c�toient les fosses les plus profondes de la plan�te. Avecles forts courants et les nombreux r�cifs pr�sents, la zone est doncrelativement dangereuse pour un navigateur non averti.

Et pourtant, le trafic maritime est extr�mement important dans cettezone. D�s le moyen age, les navires qui rentraient en Europe passaient� travers le triangle des Bermudes pour profiter des vents dominantsqui leur permettaient de gagner un temps pr�cieux. M�me plus tard, lesnavires � vapeur puis � essence continuaient d�utiliser ce passage. Etaujourd�hui encore, beaucoup de routes maritimes le traverse.

Le trafic a�rien ne semble pas non plus avoir souffert de la l�gende.Beaucoup de routes a�riennes entre l�Europe et l�Am�rique centrale oul�Am�rique du sud passent au-dessus du triangle. De m�me, les avionscirculant entre l�Am�rique du Nord et du l�Am�rique du Sud peuvent �treamen�s � survoler cette zone.

Chaque jour, pour des milliers de navires et d�avions, le triangle deBermudes est un passage quasi oblig�. D�abord, parce qu�on ne changepas sa route � cause des l�gendes, mais aussi parce que lecontournement du triangle serait une perte de temps �norme. D�ailleurs,le nom de "Triangle des Bermudes" n�est m�me pas reconnu par l�office am�ricain des noms g�ographiques.

Disparitions d�avions et de navires
dans le Triangle des Bermudes

La l�gende du triangle des Bermudes commence avec la myst�rieuse disparition du vol 19, le 5 d�cembre 1945.

A environ 2h10 de l�apr�s-midi, 5 Avenger d�collent de Fort Lauderdale(Floride, Etats-Unis) pour une mission d�entra�nement de routine avec14 membres d��quipage. L�entra�nement se d�roule plut�t bien. Une foisla mission termin�e, les appareils mettent le cap vers leur base ded�part. Pendant le retour, les transmissions radio des pilotes font�tats de ph�nom�nes �tranges, puis le contact radio est perdu. Les 5appareils n�arriveront jamais � leur base. Les �paves ne seront jamaisretrouv�es. Le rapport de la Navy conclut que la cause et les raisonsde cette disparition sont inconnues. Au moment de leur disparition, les5 Avengers survolaient la zone qui deviendra plus tard le Triangle desBermudes.

Les recherches sur le triangle des Bermudes montrent que de nombreuxavions mais aussi des navires disparurent dans cette zone, parfois sanslaisser de trace. La disparition du vol 19 n��tait pas la premi�re, ets�en est suivie de beaucoup d�autres. Les r�v�lations de cesdisparitions n�ont fait qu�amplifier le myst�re.


Parmi les nombreuses disparitions d'avions recens�es dans le triangle des Bermudes, certaines sont relativement troublantes.

  • En janvier 1948, Star Tiger, un Tudor IV de la B.S.A.A.C. dispara�tsans laisser de trace dans le triangle. L�enqu�te rel�ve le caract�re�trange de cette disparition. Plus surprenant encore, 1 an plus tard,Star Ariel, un autre Tudor IV de la B.S.A.A.C. dispara�t dans le m�mesecteur. Les enqu�teurs restent perplexes.
  • En d�cembre 1948, un DC-3 de la compagnie Airborne Transport dispara�tdans la nuit alors qu�il approchait de Miami. Aucune trace des 32passagers et membres d��quipage et aucune �pave n�a �t� retrouv�e.
  • L�accident le plus tragique dans le triangle des Bermudes survint le 30octobre 1954 : un Super Constellation de l�US Navy se volatilise avecses 52 occupants. Aucune trace retrouv�e.
  • En Ao�t 1963, deux �normes KC-135 Stratotanker qui volaient enformation se percutent en vol au dessus du triangle des Bermudes. Cetaccident pourrait �tre banal, sauf que dans ce cas, le temps �taitclair et les appareils volaient relativement espac�s.
  • Le 22 F�vrier 1978, un Grumman KA-6 de l'arm�e am�ricaine dispara�td�un coup alors qu�il s�appr�tait � atterrir sur un porte avion.

Beaucoup de navires ont �galement disparut de mani�re �trange dans lesecteur du triangle des Bermudes. Quelques un de ces naufrages sontrest�s c�l�bres par leur caract�re myst�rieux. C�est le cas de l�USSCyclops, en mars 1918, disparut corps et �mes avec ses 306 passagers etmembres d��quipage. Plus r�cemment, en 1980, un navire de 160 m�tres(le SS Poet) sombra sans laisser de trace : l�enqu�te ne trouva aucuneexplication, mais en 2006, on �voqua la possibilit� d�une missionsecr�te qui aurait mal tourn�e. La disparition la plus myst�rieuse dansle triangle des Bermudes reste celle du SS Marine Sulphur Queen en1963.

Mythes et l�gendes
du Triangle des Bermudes

Les mythes et l�gendes proviennent directement de l�imagination et descroyances des humains. Il s�agit parfois de tr�s vieilles histoires quiremontent � la surface du monde moderne parce que l�on a fait uned�couverte �trange, ou peut-�tre parce que l�on s�int�resse aujourd�huiun peu plus � ce qu��crivaient nos anciens. La l�gende de l�Atlantideexiste depuis plus de 2000 ans, sans que personne n�ait pu prouverl�existence de ce monde. Voil� pourquoi apr�s des d�couvertes�tonnantes de plongeurs pr�s des Bermudes, le myst�rieux monde del�Atlantide est parfois �voqu� pour expliquer les disparitions d�avionset de navires dans ce secteur.

Il n�est pasn�cessaire de croire � un mythe ou une l�gende pour comprendre que ceshistoires fournissent des d�tails tr�s int�ressants sur la perceptionqu�a l�homme d�un ph�nom�ne inexpliqu� ou mal connu. Dans le cas dutriangle des Bermudes, le mythe du trou spatio-temporel, par exemple,permet de visualiser � quel point les disparitions d'avions et denavires sont soudaines.

Les mythes et l�gendes refl�tent �galement l�angoisse et l�anxi�t� del�homme face � des situations incompr�hensibles. Ils peuvent aussi�voquer certaines craintes d�velopp�es par notre soci�t�, jusqu��devenir conspirationistes comme dans le cas du complot gouvernemental.

Loin de n��tre que pure divagation, les mythes et l�gendes ont souventdes racines r�alistes. Parfois, un ph�nom�ne qui existe est transpos�en un lieu o� il n�est pas prouv� qu�il puisse exister. De m�me,certains fondements peuvent ne pas �tre admis par la communaut�scientifique, mais pas d�mentis non plus. La pr�sence d�une vieintelligente sur une autre plan�te est possible, et cette vie apeut-�tre trouv� le moyen d�atteindre la Terre et occasionneraitquelques troubles pr�s des Bermudes. Qui sait ?

 

Th�ories r�alistes
du Triangle des Bermudes

Les th�ories scientifiques et r�alistes pour expliquer les disparitionsenregistr�es dans le triangle des Bermudes ne manquent pas. Bien quedans quelques catastrophes ont pu �tre expliqu�es, il faut quand m�meconstater que personne n�arrive � comprendre vraiment ce qu'il se passedans ce secteur.

Certes, la disparition d�un navireou d�un avion dans les profondeurs de l�oc�an est beaucoup moins�trange que ne le serait celle d�un train entre deux gares. Etaujourd�hui, il n�est pas recens� de disparition de train ! Mais lenombre de disparitions et leurs caract�ristiques (disparitionssoudaines et souvent aucune trace retrouv�e) soul�vent de nombreusesquestions.

Au vu de la fr�quentation a�rienne et maritime du secteur, de sonrelief et de sa m�t�o impr�visible, il ne s�agit peut-�tre que d�unph�nom�ne statistique ou d�erreurs humaines.

Mais le Triangle des Bermudes a sans conteste des caract�ristiquesmagn�tiques peu communes, qui peuvent perturber les instruments oufaire perdre le nord � un pilote. A quoi sont dues les perturbationsmagn�tiques r�guli�rement enregistr�es ? Et puis ph�nom�ne rare surTerre : dans ce secteur, le nord vrai et le nord magn�tique sontalign�s.

Le danger pourrait venir aussi des fonds marins, qui �jecteraient desgaz qui mettraient en p�ril navires et avions. L�atmosph�re pourraitaussi devenir mena�ante si elle est proie � l�effet Hutchinson.

Peut-�tre faut-il chercher une explication dans plusieurs de cesth�ories � la fois. Il n�est d�ailleurs pas rare que la cause d�unaccident d�avion r�sulte d'une combinaison de plusieurs facteurs, dontcertains sont pourtant tr�s improbables.


Fontaine de jouvence


La fontaine de Jouvence, fontaine de vie, ou fontaine d�immortalit� est un symbole d�immortalit� ou de perp�tuel rajeunissement.

Cette fontaine mythique semble d�river de la mythologie biblique etclassique et �voque les notions de purification et de r�g�n�ration.

Cette l�gende a probablement des origines anciennes li�e � lafascination de l�homme pour l�eau et � son importance pour sa survie.Une de ses origines connues serait l�histoire biblique du jardind��den, cette fontaine pouvant �tre la source d�eau �mergeant aux piedsde l�arbre de la connaissance, au centre du paradis, r�put�e alimenterles quatre fleuves du paradis coulant vers les points cardinaux.

Cette l�gende �voque d�autres mythes li�es � des liquides consid�r�scomme sources d�immortalit� � certaines �poques (ambroisie, soma,hydromel sacr�s ou sacrificiels), veut que quiconque boit de son eau ous�y baigne est gu�ri de ses maladies, rajeunit ou ne vieillit plus.

Chez les anciens germains, l�eau du savoir,de la connaissance et de la proph�tie coulait dans la fontaine deMimir. Pour pouvoir en boire, le Dieu Odin a consenti � perdre un �il .

Dans la mythologie celtiqueirlandaise, le Cath Maighe Tuireadh (r�cit de la Bataille de Mag Tured)�voque une fontaine o� les Tuatha D� Danann (gens de la d�esse Dana, cesont les dieux des Celtes d�Irlande) pouvaientt tremper les bless�s.Ils gu�rissaient gr�ce � un plant de chacune des nombreuses plantesm�dicinales poussant en Irlande, plac�s l� par le Dieu-m�decinDiancecht. Les bless�s - dit le mythe - pouvaient ainsi d�s lelendemain � nouveau combattre.

C�est Khizr (l�Homme vert, Khwaja Khadir, ou Al-Khadir),qui aurait trouv� sans chercher, ce qu�Alexandre le grand a cherch�sans trouver. Cette image pr�sente Alexandre le grand (� gauche), dansun autre monde (car il est mort � 33 ans) assis en face de Khizr. Ilest �merveill� de voir revenir � la vie des poissons s�ch�s et sal�stremp�s dans l�eau de la fontaine de vie (Sikandar N�ma, romance perse d�Alexandre, LXIX.75).

La tradition moyen-oriental pr�-islamique �voque aussi une � fontainede vie ï¿½, qui aurait �t� trouv�e dans les r�gions polaires(hyperbor�ennes ; un des emplacements suppos� du paradis � certaines�poques). Alexandre le grand l�aurait cherch�, sans pouvoir la trouver,par manque de patience. Il en serait mort � 33 ans.

Plus tard, c�est l��lixir de longue vie alchimique qui sera cens�conf�rer l�immortalit� (symboliquement ou r�ellement selon lesinterpr�tations qu'on en a fait.

L�explorateur espagnol Juan Ponce de Le�n, qui fit le voyage vers leNouveau Monde avec Christophe Colomb, la chercha en Am�rique, au nordde Cuba. Il d�couvrit ainsi la Floride.

Dans l�art et la litt�rature

La fontaine de Jouvence a souvent �t� �voqu�e.

Elle est par exemple repr�sent�e dans le Jardin des d�lices du c�l�bre triptyque de J�r�me Bosch.

Divers romans ou films attribuent au contenu du Saint graal (sang duChrist recueilli par Joseph d'Arimathie) des vertus qui �voquent cellede la fontaine de vie, les conqu�tes d�Alexandre s�apparentant alors �une qu�te du graal.


Persistances du mythe ?

Les constructions romaines, arabes et araboandalouses faites en carr�autour d�une fontaine ou d�un bassin pourraient rappeler la l�gende oula fontaine du paradis perdu.

On aattribu� des vertus miraculeuses, profanes et religieuses, � denombreuses sources, dont celle de Lourdes, mais sans rapport avecl�immortalit� physique.

De nos jours,certains voient dans la recherche effr�n�e du jeunisme, et dans unepartie de la recherche m�dicale qui cherche � inverser le processus devieillissement un �cho du mythe de la fontaine de Jouvence.

Zone 51


La zone 51 est une aire g�ographique du Nevada aux �tats-Unis � aussi appel�e Dreamland, Watertown, The Ranch, Paradise Ranch, The Farm, The Box, Groom Lake, neverland, ou encore The Directorate for Development Plans Area � o� se trouve une base militaire secr�te testant entre autres des appareils exp�rimentaux.

Le milieu ufologique la reprend fr�quemment � son compte pour �laborerdiverses th�ories conspirationnistes sugg�rant des relations secr�tesentre l'arm�e am�ricaine et des extraterrestres. Elle est �galementconnue sous son appellation anglaise Area 51.

La zone 51 est un rectangle d'approximativement 155 km� dans le comt�de Lincoln au Nevada, � environ 100 miles ou 160 km au nord-ouest deLas Vegas. Elle fait partie du vaste (12 140 km�) territoire de l'USAFde Nellis (Nellis Air Force Range ou NAFR o� se situe la Nellis Air Force Base). La zone 51 est form�e principalement de la vall�e Emigrant Valley, bord�e par les cha�nes de montagnes Groom et Papoose, au nord et au sud, respectivement; et des collines Jumbled Hills,� l'est. Entre les deux cha�nes se trouve le lac Groom (37�16′05″N115�47′58″W / 37.26806, -115.79944), un lit de lac ass�ch� d'environ 5km de diam�tre. Du c�t� sud-ouest du lac (37�14′0″N 115�49′0″W /37.23333, -115.81667), il y a un a�roport militaire avec des pistesd'atterrissage b�tonn�es, dont une, d�saffect�e, se poursuit sur le litdu lac, et quatre pistes en terre battue sur le lac lui-m�me.

La zone 51 a trois pistes en op�rations. La principale �tant la14L/32R, une piste au rev�tement de b�ton d'une longueur de 3 650 m par60 m de largeur avec une zone de d�bordement de 300 m � chaqueextr�mit�. La seconde piste, la 12/30, qui sert aussi de voie decirculation est d'une longueur de 1 650 m par 45 m de largeur. La pisted�saffect�e a pr�s de 10 km de longueur (six miles). Sa surface estb�tonn�e sur pr�s de 3 800 m, asphalt�e sur 3 400 m, et 1 600 m et 800m d'asphalte en piteux �tat aux extr�mit�s nord et sud, respectivement.On y retrouve au moins trois groupes d'indicateurs distincts, laissantcroire que la piste n'a jamais �t� utilis�e sur toute sa longueur � lafois. � l'heure actuelle, seule une portion de 2 000 m est identifi�e,formant la piste 14R/32L. Les pistes en terre battue sur le lit du lacsont par paire et ont une longueur atteignant 3 400 m. Elles servaientlors de forts vents contraires.

A l'ouest des pistes se trouvent de nombreux hangars pouvant accueillirdes avions de diverses tailles, des ateliers, le terminal des avionsJANET, des dortoirs pouvant h�berger plus de 1 000 personnes, ungymnase avec piscine, une caf�t�ria, divers b�timents administratifs etm�me un terrain de baseball. A l'extr�mit� sud de la base, il y a unecarri�re permettant de fabriquer sur place le b�ton n�cessaire � lar�fection des pistes et la construction de nouveaux b�timents. Plus ausud encore, se trouvent des bunkers o� sont entrepos�s les armements. Al'extr�mit� nord de la base, sur les rives du lac ass�ch�, se trouveune panoplie d'antennes radar de divers mod�les. Un peu au nord-ouestdu terrain de baseball, se trouvent les tranch�es, maintenantremblay�es, o� jadis on br�lait les d�chets.

La zone 51 partage sa bordure ouest avec la zone Yucca Flatsdu site d'essais du Nevada (NTS), l'endroit o� le D�partement del'�nergie des �tats-Unis a effectu� une bonne partie de ses essaisnucl�aires. Le d�p�t de d�chets nucl�aires de Yucca Mountain est � environ 65 km au sud-ouest du lac Groom.

La zone est reli�e au r�seau routier du NTS, avec des routes pav�es vers le village de Mercury et les Yucca Flats du c�t� nord-ouest. Sur la rive nord-est du lac, la Groom Lake Road, une route de terre en bon �tat, serpente � travers les collines Jumbled Hills. Groom Lake Roadest l'ancien chemin qui conduisait aux mines dans la cha�ne Groom. Ellea �t� am�lior�e depuis la fermeture des mines. Son cours tortueux passepar une gu�rite, mais le p�rim�tre de s�curit� entourant la bases'�tend un km plus loin vers l'est. Apr�s la limite du p�rim�trerestreint, marqu� par plusieurs panneaux d'avertissement qui indiquentque � toute photographie est interdite ï¿½ et que � l'usage de forcepouvant entra�ner la mort est permis ï¿½, Groom Lake Roaddescend vers la vall�e Tikaboo, en passant devant l'entr�e de plusieurspetits ranchs avant de rejoindre la route 375, baptis�e Extraterrestrial Highway (autoroute des extra-terrestres), au sud du village de Rachel.


Les op�rations � Groom Lake

La base militaire de Groom Laken'est pas une base conventionnelle et des escadrilles de premi�re lignen'y sont habituellement pas d�ploy�es. Elle semble plut�t �tre utilis�ependant le d�veloppement et les essais de nouveaux appareils. Lorsqueces appareils sont accept�s par l'USAF, l'exploitation de ce typed'appareil est g�n�ralement transf�r�e � une base militaireconventionnelle. Groom Lake serait la r�sidence permanented'un petit nombre d'appareils d'origine sovi�tique obtenus par diversmoyens qui sont suppos�ment �tudi�s et utilis�s pour l'entra�nement despilotes am�ricains.

Des satellites sovi�tiques ont photographi� la zone 51 durant la guerrefroide, mais ces images ne permettent que des conclusions modestes �propos de la base. Des images plus r�centes obtenues par des satellitescommerciaux d�montrent que la base a grossi, mais ne d�montrent riend'exceptionnel.


Programme Senior Year / U-2

Le lac Groom �tait utilis� pour des pratiques d'artillerie et debombardement pendant la Seconde Guerre mondiale et a ensuite �t�abandonn� jusqu'en 1955, quand il fut s�lectionn� par la division SkunkWorks de la compagnie Lockheed comme l'endroit id�al pour tester sonfutur avion espion U-2. Le lit du lac ass�ch� �tait une piste id�alepour op�rer l'appareil � ses d�buts et les cha�nes de montagnes de lavall�e Emigrant ainsi que le p�rim�tre de s�curit� entourant le NTSpermettaient de faire ces tests � l'abri des regards curieux.

Lockheed construit une base � Groom Lakequi n'�tait gu�re plus que quelques abris et ateliers avec uneconstellation de maisons mobiles pour h�berger la petite �quipe ytravaillant. Le premier U-2 vola au dessus de Groom Lake en ao�t 1955 et des U-2 sous le contr�le de la CIA commenc�rent � survoler le territoire sovi�tique d�s le milieu de 1956.

A cette �poque, les essais nucl�aires du NTS �taient encore faits �l'air libre. Les op�rations du U-2 furent souvent interrompues en 1957par la s�rie de tests atomiques Plumbbob qui fit sauter deux douzainesde bombes sur le NTS. L'explosion Plumbbob-Hood, le 5 juillet, r�panditdes d�bris radioactifs sur Groom Lake et en for�a son �vacuation temporaire.

Comme la mission principale de l'avion U-2 �tait de survoler l'URSS, ilop�ra par la suite principalement � partir de bases pr�s de lafronti�re sovi�tique, incluant Incirlik Air Base en Turquie et Peshawarau Pakistan.


Programme OXCART / A-12 / SR-71 / D-21

Avantm�me que le d�veloppement du U-2 ne soit termin�, les ing�nieurs deLockheed commenc�rent � travailler sur son successeur : le projet � OXCART ï¿½de la CIA, un appareil de reconnaissance � haute-altitude pouvant filer� mach 3 et qui aboutira au fameux SR-71 Blackbird (projet � Senior Crown ï¿½).L'USAF dirigeait en parall�le un projet qui devait d�velopper unchasseur (projet YF-12A, abandonn�) et un bombardier (jamais r�alis�)bas�s sur le m�me prototype. Les caract�ristiques de vol et besoins enentretien du SR-71 demand�rent une expansion massive du complexe de Groom Lake.Le prototype du A-12 fit son premier vol officiel le 30 avril 1962,apr�s un premier essai officieux 4 jours plus t�t. A ce moment, lapiste principale avait �t� allong�e � 2600m, et le personnel de la basecomptait maintenant plus de 1000 personnes. Il y avait des r�servoirspour stocker le carburant sp�cial destin� � cet avion, une tour decontr�le, et m�me un terrain de baseball. La s�curit� avait aussi �t�grandement am�lior�e. La petite mine de fer dans le bassin Groom futferm�e et le territoire au tour de la vall�e fut class� � usagemilitaire exclusif. Groom Lake vit les premiers vols detoutes les variantes majeures du programme : le A-12, le RS-71 (renomm�SR-71 par le commandant en chef de l'arm�e de l'air, Curtis LeMay), leprototype du chasseur YF-12A ainsi que le projet � Senior Bowl ï¿½de drone supersonique D-21 Tagboard qui devait �tre lanc� depuisl'arri�re d'un A-12 modifi� ou d'un B-52.


Programme Have Drill / Have Ferry / Have Doughnut (MiG- 17F / MiG-21)

Image satellite de la zone 51 datant de 1968.

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24/8/2008 -

Surnaturel, paranormal, occulte... tout sur l'oesotérisme

 

Bienvenue sur le blog d'EXISTENCE ZERO  http://www.existence0.com

surnaturel, occulte, paranormal....pour tout les fans


Le but d'Existence0 est de r�unir un maximum d'informations cr�dibles sur le paranormal, surnaturel, l'occulte, de partager avec vous des articles et vid�os consacr�s aux myst�res et � l'inexplicable, nous avons soif de faits nouveaux, de t�moignages, de r�cits, d'explications... rejoigner nous sur le site et le forum

 


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Nous d�sirons de m�me, vous mettre en relation direct avec d'autres passionn�s, en organisant des RDV et autres r�union dans la rubrique � lieux et rencontres ï¿½ du forum, par la suite... cr�er un magazine, une organisation, un comit�... Voir m�me si l'envergure de notre d�marche parvient � ses objectifs, une �mission t�l�...

Nous vous invitons � visiter notre rubrique t�l�chargement, qui est 100/100 gratuite, vous y trouverez des videos, photos, fonds d'�cran, et autres logiciels windows et ppc.

Merci � vous, en esp�rant que notre site r�pondra � vos esp�rances.

Petit message :

L'histoire des superstitions se confond avec celle des hommes, Aussi loin que nous regardons, jusqu'� la nuit des temps, d'un bout � l'autre de la plan�te, la peur emprunte les m�me masques, l'espoir s'accroche au m�me croyances.

Face � la nature qui � chaque instant d�ploie sa force, les hommes mesurent leur immense fragilit�. Elle est tout � la fois leur plus fid�le alli�e et leur cruelle ennemie. �cras�s par l'univers, un univers vivant ou tout �l�ments est capable d'agir, des femmes et des hommes tentent de survivre en apprivoisant l'inconnu. Ils b�tissent du sens autour du myst�re et peuple leur quotidien de dieux et de d�mons. Tout devient signe, rassure ou terrifie, mais permet de disposer des cl�s pour comprendre le monde et tenter d'influencer le cours du destin. La superstition se fait outil au service de l'homme.


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28/7/2008 -

Sorciers et Sorcières

 

Cette article est une partie de la rubrique Sorcellerie du site web officiel www.existence0.com

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Magie (surnaturel)


« La magie est l'étude et la pratique du maniement des forces secrètes de la nature Â»

Pourquoi ce « Magie Â», ce M majuscule ? peut-être pour ne pas confondre avec la magie au sens de prestidigitation, peut-être pour agrandir, magnifier l'aspect aventureux d'une entreprise souvent ridiculisée ou jugée inquiétante par les pouvoirs en place.

Dans de nombreuses cultures, les moyens mis en œuvre par la magie en tant que science occulte s’opposent, en effet, aux raisonnements scientifiques, ainsi qu’aux religions établies.

Les évolutions des connaissances scientifiques, qui permettent d’expliquer des phénomènes comme la foudre, les mouvements des planètes, ou les réactions chimiques, ont progressivement réduit la croyance en la magie.

Le mot "magie" désigne tantôt une technique ("les arts magiques"), tantôt des procédés, des opérations, tantôt une action, un effet, mais cela n'est pas si gênant.

Apulée : "La magie est la science de la piété et du divin (...). Mes adversaires, toutefois, peuvent adopter le sens du vulgaire, selon lequel le mage, étant en communauté avec les dieux immortels, a le pouvoir de tout faire par la vertu mystérieuse des incantations."

Helena Blavatsky : « La magie, considérée comme science, est la connaissance des principes et de la voie par laquelle l’omniscience et l’omnipotence de l’Esprit et son contrôle sur les forces de la nature peuvent être acquis par l’individu tandis qu’il est encore dans le corps. Considérée comme art, la magie est l’application de ces connaissances à la pratique. Â»

Aleister Crowley : "Magick is the Science and Art of causing Change to occur in conformity with Will. La Magie est la Science et l'Art d'occasionner des Changements en accord avec la Volonté."

Pierre A. Riffard : "La magie est l'action efficace sur un objet réel ou mental, par la parole, le geste, l'image ou la pensée, indépendamment des catégories de l'être (espace, temps, causalité), mais conformément à des correspondances soit analogiques [par exemple, rouge = le fer, le mardi] soit mécaniques [rouge → excitation, mûrissement]."

Définition d'un dictionnaire (Hachette) : "Science occulte qui permet d'obtenir des effets merveilleux à l'aide de moyens surnaturels."

En général, on lie l'idée de magie à ces notions : admettre l'existence de forces surnaturelles et secrètes, contraindre les puissances du ciel ou de la nature, recourir à des moyens d'action qui ne sont ni religieux ni techniques mais occultes, distinguer magiciens et sorciers, obtenir des effets merveilleux.

On peut distinguer mage, magicien, magiste. Le magicien est un praticien, il réalise des merveilles ; dans les années 1760, on disait du comte de Saint-Germain qu'il vivait depuis l'époque de Jésus, ne mangeait pas, créait des pierres précieuses, faisait disparaître les taches des diamants, transmutait les métaux en or... Le mage est un sage, qui connaît les secrets de la nature ("les rois mages"). Le magiste est un sage praticien, il est à la fois savant comme le mage et habile comme le magicien ; au XIXe s., on considérait Helena Blavatsky et Papus comme des magistes.

D'autres personnes font des "miracles", mais autrement. Le prestidigitateur et le "fakir" utilisent l'illusion ; le médium et le prodige ont un don ; le saint et le mystique comptent sur Dieu.

Personne, vraiment, ne sait expliquer la magie, ni même si elle est véritablement efficace. Mais des théories existent.

La magie orientale - mésopotamienne, égyptienne, iranienne - explique ses exploits par l'archétype, le modèle divin ou cosmogonique. À ses yeux, pour agir magiquement il faut faire comme font les dieux ou faire comme ce fut à l'origine. Les dieux sont des exemples, des créateurs, des tout-puissants, les origines sont des moments forts, ils concentrent des puissances idéales, des possibilités. C'est donc magique. Le papyrus égyptien de Haouârah (IIe-IIIes.) dit ceci : "De même que Typhon [le dieu Seth] est l'adversaire d'Hélios [le dieu Osiris], pareillement embrase l'âme d'Eutychès". Autrement dit : puisse ton amour pour la dame Eutychès avoir la même force que la haine de Seth contre Osiris.

Bôlos de Mendès, le premier des occultistes, explique la magie par les "sympathies et antipathies" et par les "vertus occultes". D'après lui, la salamandre et le feu sont en sympathie, le coq et le lion en antipathie, en inimitié ; la dépouille d'un serpent a la propriété merveilleuse de favoriser les menstrues.

Pic de la Mirandole, en néoplatonicien, explique la magie par l'amour. "Les merveilles de l'art magique ne s'accomplissent que par l'union et l'actualisation des choses qui sont latentes ou séparées dans la nature. (...) Faire de la magie n'est pas autre chose que marier le monde. Magicam operari non est aliud quam maritare mundum." Tout comme le vigneron fait une greffe de la vigne sur un ormeau, le magicien lie l'inférieur au supérieur, le matériel au divin, sur le plan du caché, du latent, du séminal. Pour faire un talisman il faut lier le signe gravé ou inscrit à un esprit planétaire, à un des sefirot de l'arbre des kabbalistes.

Paracelse explique la magie par l'astral, aussi bien l'Esprit sidéral que le corps astral (corpus siderem), d'autre part il explique par la volonté et l'imagination du mage. "L'Esprit sidéral" est la lumière répandue dans notre esprit autant que la Raison universelle. "Même les choses insensibles, les plantes, les graines, les fruits, les pierres, etc., tout a un corps astral", celui-ci est un "aimant" qui attire "les influx sidéraux", un "moteur" qui donne vie et esprit au corps élémentaire. Le mage sait capter et diriger "les forces célestes", "les puissances astrales" dans les objets terrestres, mais aussi utiliser les images, les lettres, les mots. Hélas, la pensée de Paracelse reste difficile à comprendre.


Agrippa de Nettesheim, Giambattista Della Porta, Swedenborg, la majorité des auteurs expliquent la magie par les analogies et correspondances pour le côté abstrait, par les liens ou les déliements pour le côté concret. C'est la fameuse notion de "ligature" (serrer un lien, faire un noeud). On a là une idée magique de tous temps et pour tous lieux. Exemple : il y a, selon le magicien, analogie, ressemblance, métaphore, apparentement entre l'amour et un lien, un noeud, un enchaînement, donc, pour créer un amour de façon magique, le magicien fera un noeud. L'analogie créera le lien. Recette du IVe siècle : "Charme étonnant pour lier une femme aimée. Fais 365 noeuds." Recette de 1997 : "Pour attirer l'amour. Dans un ruban rouge vous aurez écrit vos deux noms avec le sang de l'un des deux. Liez le ruban de manière à faire joindre les noms." L'action magique transfère à deux personnes le pouvoir qu'a le noeud sur deux cordes, celui d'unir, de rapprocher. Un mage d'une part scrute, connaît, d'autre part manipule, transfère les équivalences symboliques.

Franz Anton Mesmer (1766) et tout le mouvement du magnétisme animal expliquent par un "fluide magnétique universel", ou plus prosaïquement par l'électromagnétisme.

Éliphas Lévi explique par la volonté. "Savoir, oser, vouloir, se taire, voilà les quatre verbes du mage (...). Vouloir, vouloir longtemps, vouloir toujours, mais ne jamais rien convoiter, tel est le secret de la force ; et c'est cet arcane magique que le Tasse met en action dans la personne des deux chevaliers qui viennent délivrer Renaud et détruire les enchantements d'Armide. (...) Ce qui rendait Jeanne d'Arc toujours victorieuse, c'était le prestige de sa foi."

Frazer, ethnologue anglais, explique par les associations d'idées. "Les hommes confondent l'ordre de leurs idées avec l'ordre de la nature, et, dès lors, imaginent que le contrôle qu'ils exercent ou semblent exercer sur leurs pensées les autorise à pratiquer un contrôle correspondant sur les choses." Frazer distingue, dans son analyse de la magie, trois lois, qui marchent par associations (similitude, contiguïté, contrariété). Première loi, la similitude, la sympathie par imitation : "Tout semblable appelle le semblable, ou un effet est similaire à sa cause" ; par exemple, la technique d'envoûtement consiste à percer d'une aiguille une poupée imitant la personne que l'on veut blesser. Deuxième loi, la contiguïté, la sympathie par contact, la contagion : "Les choses qui ont été une fois en contact continuent d'agir l'une sur l'autre, alors même que ce contact a cessé" ; par exemple, un magicien peut blesser une personne en piquant les empreintes de pas laissées par cette personne. Troisième loi : "le contraire agit sur le contraire" ; par exemple, pour contrecarrer une blessure on peut susciter son contraire sous forme d'une image de cicatrisation.

Mikhaël Aïvanhov, un maître spirituel bulgare, explique par l'aura. "Être un mage, c'est créér. Le mage véritable est entouré d'un cercle de lumière, son aura, ce halo de lumière invisible qui émane de lui et qu'il a formé grâce à son travail spirituel et à la pratique des vertus. Pour créer, le mage utilise les mêmes moyens que Dieu Lui-même : il projette une image ou prononce un mot qui traverse son aura, et c'est l'aura qui fournit la matière pour la manifestation." Il existe "trois grandes lois magiques : 1) la loi d'enregistrement, 2) la loi d'affinité, 3) la loi du choc en retour."

Une théorie bien plus moderne passe par la notion de "champ morphique" . Rupert Sheldrake, biologiste et parapsychologue anglais, développe "l'idée que les formes et comportements caractéristiques des systèmes physiques, chimiques et biologiques sont déterminés par des champs organisateurs invisibles qu’ils appellent les 'champs morphogénétiques', apparemment capables de transcender à la fois le temps et l’espace sans avoir ni masse ni énergie propre."

 

Quand le magicien ne peut compter ni sur lui-même ni sur les choses, il pense à d'autres esprits qui pourraient lui venir en aide : les démons, les incubes et succubes (démons sexuels), les esprits de la nature, les âmes des morts, les fées, les anges, les dieux.

Les magiciens ont parfois recours à un assistant, appelé "parèdre", qui est un démon, un dieu, un génie, un esprit, l'âme d'un mort. "On acquiert un démon comme assistant : il te dira tout, il vivra, mangera et dormira avec toi."

  • Démonisme. Le recours aux esprits malfaisants ("magie démoniaque") au moyen d'invocations ("goétie") ou de rites ("basse magie") laisse épouvanté. Pourtant, cela existe et relève du satanisme ou de la magie noire. Mais toutes sortes d'"esprits" existent, pour un magicien, dans les eaux, au ciel, dans les organes, partout, on peut les évoquer et obtenir un résultat. "Un certain Harnouphis, mage égyptien de l'entourage de Marc Aurèle, appela des génies par art magique, notamment Hermès Aérios, et, par leur entremise, il provoqua, dit-on, la pluie."
  • Nécromancie. Une classe courante de magie concerne la magie de la mort et des âmes des morts. Elle inclut, entre autres, les célèbres magies concernant les morts-vivants, les zombis, les fantômes.

  • Médiumnisme. Le magicien peut passer par un médium à transe, un somnanbule. Crowley est entré en haute magie en utilisant, au Caire, les dons de médium de sa première femme, Rose Kelly.
  • Chamanisme. Un chamane, par définition, entre en communication avec les esprits des animaux, qui sont ses "auxiliaires". Le premier chamane occidental, Aristéas de Proconnèse (vers 600 av. J.-C.), était supposé "prendre la forme d'un corbeau". La légende en fait un mage capable de bilocation, qui pouvait vivre sans manger.
  • Théurgie. "La théurgie est une forme de magie, celle qui permet de se mettre en rapport avec les puissances célestes bénéfiques pour les voir ou pour agir sur elles (par exemple en les contraignant à animer une statue, à habiter un être humain, à révéler des mystères)."

Bref la magie qui invoque des diables ou démons malfaisants, c'est de la goétie, celle qui invoque des anges bienfaisants ou dieux, c'est de la théurgie ; les deux forment la "magie cérémonielle".

Souvent, tous les supports interviennent. Soit le "rituel d'appel de forces". "Il faut d'abord se procurer une feuille de parchemin animal [symbole] sur laquelle on écrira sa demande. Le rituel s'effectuera en lune ascendante [astre], soit dans l'oratoire, soit en plein air [condition de lieu], la nuit [condition de temps]. Sur l'autel sont disposés : le parchemin enveloppé de soie, deux cierges liturgiques [Élément Feu], de l'eau lustrale [Élément Eau], un bol de terre ou un crâne [Élément Terre], de l'encens dans un brûle-parfum [Élément Air]. On tracera [expression par geste] le cercle de protection. On prend son couteau rituélique à manche noir [instrument] et on dit [expression par parole] : Introïbo ad altare Demiurgi, puis on lit les psaumes 2, 6, 101, 129 et 142. On visualise [expression par imagination] alors sa demande : si on souhaite de l'argent, on voit des piles de beaux billets. On appelle le génie que l'on a choisi [démonisme]. On attend jusqu'à ce que l'on sente la présence de l'entité appelée [expression par volonté], et, croyez-moi, on la sent. On lit à nouveau le texte du parchemin, puis on récite la formule suivante : Demiurgus Caeli..."

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